L’accord repose sur un constat épidémiologique critique, révélé lors de la cérémonie de signature du protocole d’accord entre l’organisation mondiale de la santé et l’École des Sciences de la Santé de Yaoundé.
Plus de la moitié des décès survenant dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, sont évitables grâce à la mise en place de soins d’urgence à la fois accessibles et de qualité.
En officialisant ce partenariat, les deux institutions s’attaquent aux racines du mal pour renforcer le système de santé national.
Le personnel formé est appelé à fournir des services de santé essentiels lors des épidémies, catastrophes et crises humanitaires.
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«Le Cameroun est confronté à des urgences sanitaires et humanitaires multiples, allant des flambées épidémiques récurrentes aux catastrophes liées au climat, en passant par les conflits, les déplacements de populations et l’arrivée de réfugiés provenant des pays voisins», a déclaré le Dr Magaran Bagayoko Monzon, représentant de l’OMS au Cameroun lors mise en place de sa première équipe médicale d’urgence, en aout dernier.
Selon ce dernier, «Le pays a besoin d’une équipe médicale formée, autonome et capable d’être rapidement déployée pour fournir des soins essentiels partout où cela est nécessaire.»
L’accord du 28 septembre repose sur un constat épidémiologique. Plus de la moitié des décès survenant dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, sont évitables grâce à la mise en place de soins d’urgence à la fois accessibles et de qualité.
Au Cameroun, le taux de mortalité lié aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) oscille généralement entre 25% et 27%. Sur les axes routiers, le taux de mortalité dû aux accidents est évalué à environ 30 décès sur 100.000 habitants avec une prédominance dans les zones urbaines où le nombre des accidents de motos est suffisamment important au quotidien.
Le gouvernement camerounais via le ministère de la Santé publique et ses partenaires stratégiques que sont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence coréenne de coopération internationale (Koïca) entendent faciliter l’appropriation de ces soins de proximité par les services médicaux d’urgence certes mais davantage par les communautés afin de réduire de manière considérable les risques des décès dus aux situations subites.
Une initiative très attendue par plusieurs citoyens comme l’a déclaré Ornella Nana, une journaliste spécialisée dans les questions de santé au Cameroun. «Vivement que le gouvernement réalise ce vœu de millions de Camerounais parce chaque citoyen doit être capable d’apporter son secours à une personne victime d’un malaise ou d’un accident. Vous n’avez qu’à voir ce qui se passe au quotidien sur nos routes, dans nos quartiers et même le taux élevé des Avc. Je crois que le ministère de la santé publique est sur une bonne piste», at-elle déclaré. Du matériel des premiers secours à été remis à l’École des Sciences de la Santé.
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