«Si la scolarité était moins couteuse dans les universités privées, je n’inscrirais mes enfants que dans le privé». C’est là, l’avis d’un parent rentré à l’entrée de l’institut Siantou supérieur situé au quartier Coron à Yaoundé. Philémon Wandji y allait prendre des renseignements en vue de l’inscription de sa fille en filière Commerce et Gestion.
Sa fille Prisca vient d’obtenir brillamment son baccalauréat de l’enseignement général, série scientifique. Pour lui, les enseignements sont plus étoffés dans les instituts et universités privés.
Cet avis est partagé par plusieurs autres parents comme Germaine Andjongo, «plusieurs enseignants qu’on retrouve dans les universités publiques enseignent aussi dans les universités privées. Seulement, ils se déploient beaucoup plus dans le privé parce qu’ils y sont mieux payés. Ajouté à cela, les effectifs pléthoriques dans les universités publiques et le manque d’infrastructures qui limite les enseignements à la seule théorie», a-t-elle déclaré.
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Le Cameroun compte actuellement onze universités publiques principales et environ 43 instituts et universités privés qui offrent une panoplie d’enseignements sur les domaines variés.
Dans les universités publiques, les études coûtent 50.000 Fcfa contre 500.000 ou 800. 000 Fcfa pour les mêmes filières dans le privé.
La différence se situe au niveau du suivi des étudiants, la qualité des enseignements et surtout l’insertion post-universitaire des diplômés. De quoi nourrir les espoirs des parents dans un pays où le taux de chômage des jeunes est considérablement élevé.
