Sous les lampes, les microscopes et les stations de soudage, les gestes sont précis. Dans cette salle de formation à Conakry, les techniciens se concentrent sur les cartes électroniques des téléphones. L’affluence témoigne de l’intérêt grandissant pour ce métier.
C’est ce que cette expertise Mariama Bah est allée découvrir au Maroc. Elle y a participé à la CGC World Cup Morocco 2026, une étape du circuit mondial de réparation des appareils électroniques. «Je suis partie au Maroc pour une compétition mondiale de deux jours. C’est là-bas que j’ai vraiment compris à quel point notre pays doit progresser dans le domaine de la maintenance. Nous ne devons pas rester à l’écart. Aujourd’hui, la maintenance ne doit plus être considérée comme un métier secondaire. Là-bas, ils ont plein de centres de formation, avec des techniciens compétents. Ils ont surtout un réseau de techniciens qualifiés. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un accompagnement du gouvernement pour pouvoir former des jeunes dans ce domaine», explique Mariama Bah, agente de maintenance téléphonique.
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Dans ce centre guinéen, l’objectif est de transmettre ces compétences aux jeunes. La microsoudure permet notamment d’intervenir directement sur les cartes mères, là où une simple réparation classique n’aurait pas suffi. «Dans ce centre, nous apprenons la microsoudure aux jeunes techniciens guinéens spécialisés dans la maintenance téléphonique. Je fais de la réparation de téléphones depuis près de 20 ans. Aujourd’hui, je dispense des cours dans ce centre pour former les jeunes à la microsoudure. C’est tout ce qui a trait à l’ouverture de la carte mère d’un téléphone pour régler les différents problèmes», explique Mamadou Bailo Diallo, formateur.
Sur les tables, les téléphones sont ouverts. Les cartes mères passent sous les microscopes. Les fers à souder chauffent. Chaque geste est minutieux. Le modèle marocain apparaît ainsi comme une source d’inspiration pour cette structure guinéenne qui cherche à développer davantage ses activités et à former une nouvelle génération de techniciens.
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«Si nous avons de bons techniciens en Guinée, capables de réparer des appareils, nous pouvons aussi faire des économies. Quand ton téléphone tombe en panne et que tu sais qu’un technicien compétent est à côté pour le réparer, tu n’as pas forcément besoin de dépenser ton argent pour en acheter un nouveau», argumente Mariama Bah.
De Casablanca à Conakry, le même constat s’impose: derrière le téléphone que l’on utilise chaque jour, tout un métier. Et pour la Guinée, l’enjeu est de ne plus seulement consommer la technologie, mais aussi d’acquérir les compétences et d’en faire un véritable secteur professionnel.
