Des milliers de Burkinabè rapatriés de Guinée après des mesures contre l’orpaillage illégal

Le 05/11/2026 à 08h24

Le Burkina Faso organise cette semaine le rapatriement de milliers de ses ressortissants de Guinée, après des mesures prises par Conakry contre l’orpaillage illégal, a appris l’AFP mercredi auprès d’une source au sein du gouvernement burkinabè et d’un média d’Etat.

Les mines d’or de Guinée attirent de nombreux ressortissants ouest-africains, notamment des Burkinabè. Mais lundi, le gouvernement guinéen a annoncé l’interdiction formelle de l’exploitation artisanale de l’or dans plusieurs zones du nord-est du pays, ainsi que le déploiement permanent des forces de défense et de sécurité pour faire respecter cette mesure.

Les autorités guinéennes n’ont toutefois pas communiqué sur ces mouvements de population.

«Face à la situation des compatriotes en Guinée, le gouvernement a pris des mesures pour assurer (leur) retour», a indiqué une source au sein du ministère burkinabè de la Solidarité nationale, sous couvert de l’anonymat.

Le gouvernement a organisé, au cours de la nuit de mardi à mercredi, «le départ d’un convoi de centaines de cars réquisitionnés pour rapatrier les Burkinabè concernés dont certains se trouvent au Mali et d’autres toujours en territoire guinéen», a détaillé la même source.

«Un recensement approximatif de responsables locaux en territoire guinéen fait état de plus de 8.000 Burkinabè concerné par ces départs», a-t-elle poursuivi, indiquant que quatre personnes sont décédées, sans préciser les circonstances.

L’Agence d’information du Burkina (AIB, média d’Etat), qui parle d’«expulsions», a annoncé qu’une «délégation gouvernementale se rendra au Mali mercredi afin d’apporter l’assistance nécessaire aux compatriotes en situation de détresse».

Un service du ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, pays situé entre la Guinée et le Burkina, a rapporté de son côté un «important afflux de ressortissants de diverses nationalités actuellement constaté à la frontière entre le Mali et la Guinée, en direction du district de Bamako», dans un communiqué daté de mardi.

Ce Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) indique que «cette situation découle des mesures prises par les autorités guinéennes pour mettre fin à l’orpaillage clandestin et illégal sur le territoire guinéen».

«Toutes les dispositions nécessaires sont prises par les autorités compétentes afin d’assurer un accueil dans les conditions appropriées aux personnes concernées, ainsi que leur acheminement vers leurs pays d’origine respectifs», selon le même communiqué.

Par Le360 Afrique avec AFP
Le 05/11/2026 à 08h24