Grillé, cuit à la vapeur ou transformé en couscous, le maïs est servi à tous les repas, toutes les cérémonies. Pourtant, la production de cette céréale reste limitée bien que l’État ait décidé de porter la production de près de 9.000 à 1,37 million de tonnes durant la campagne 2025-2026.
Dans le but de promouvoir l’agriculture en Guinée et de renforcer le secteur de la production du maïs et du soja, la Banque Africaine de Développement BAD, a annoncé un financement de ladite filière à hauteur de 28 millions de dollars.
Plusieurs acteurs se lance dans la production de cette céréale. Parmi eux Moussa Souaré qui rêve de voir sa production prendre une autre dimension.Pour Moussa Souaré, la culture du maïs présente un potentiel considérable. Son cycle biologique relativement court permet aux producteurs d’espérer une récolte après seulement quelques mois de travail.
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«La culture du maïs se fait à tout moment. Un fois la plantation réalisée, il faudra compter trois mois et demi à quatre mois pour que le plant arrive à maturité er prêt à être servi lors des cérémonies, des repas quotidiens... le maïs est consommé à tout moment. C’est un aliment très riche, très important et qui, vraiment, permet de faire des cérémonies grandioses».
Grillé, cuit à la vapeur ou encore transformé en couscous, le maïs se retrouve ainsi dans de nombreux foyers guinéens, mais également sur les tables lors des baptêmes, mariages et autres cérémonies.
Paradoxalement, alors que la demande est forte, les producteurs restent confrontés à d’importantes difficultés.
Sur cette exploitation, Moussa Souaré pourrait augmenter considérablement les superficies cultivées, à condition de bénéficier d’un accompagnement adapté. Il détaille ses ambitions. Aujourd’hui, près de trois hectares sont exploités. Et toute cette production repose essentiellement sur le travail du couple. Pas de personnel permanent, peu d’équipements et des moyens limités.
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Malgré ces contraintes, Moussa Souaré garde intacte son ambition. Son rêve est désormais de changer d’échelle et de faire de cette activité une véritable entreprise agricole capable de contribuer à l’approvisionnement du marché guinéen.
Avec un accompagnement conséquent, il se dit prêt à relever le défi. «Si je trouve les mesures d’accompagnement, je suis disponible à produire du maïs pour nourrir toute la Guinée. C’est possible, mais il faut travailler, et le travail demande des moyens. Si les moyens sont disponibles, je pourrai faire beaucoup de choses».
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À Labé, le parcours de Moussa Souaré illustre ainsi le potentiel encore largement inexploité de la filière maïs en Guinée. Une culture à cycle relativement court, très demandée par les consommateurs, mais dont le développement reste fortement dépendant de l’accès aux moyens de production et à l’accompagnement des agriculteurs.
