Ce repli des exportations intervient après une forte progression enregistrée lors de la campagne 2024-2025, durant laquelle les expéditions togolaises de cacao avaient plus que doublé par rapport à la saison précédente, selon les données du CCFCC présentées à l’occasion du lancement officiel, en fin de semaine dernière à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé, de la campagne 2026-2027 de commercialisation du café et du cacao, qui démarrera le 1er octobre sur l’ensemble du territoire national.
Cette baisse est notamment liée aux activités d’opérateurs non enregistrés et à la contrebande dans les zones de production, des pratiques qui perturbent les circuits officiels de commercialisation et occasionnent un manque à gagner pour l’économie nationale, explique-t-on.
Pour la campagne 2026-2027, les autorités entendent poursuivre les actions visant à renforcer la compétitivité de la filière, notamment à travers l’amélioration de la qualité des produits, la traçabilité et la professionnalisation des acteurs.
Une attention particulière est également accordée à la géolocalisation des parcelles et à l’identification des producteurs, dans le cadre de l’adaptation de la filière aux nouvelles exigences du marché international, notamment celles relatives au règlement de l’Union européenne sur les produits associés à la déforestation.
Les efforts engagés portent aussi sur l’amélioration de la productivité et de la qualité du cacao, à travers notamment la mise à disposition d’intrants aux producteurs ainsi que le renforcement de leur accompagnement technique.
Deux centres de traitement post-récolte ont, par ailleurs, été mis en place à Kessibo-Abrewankor et Mpoti-Blitta afin d’améliorer la qualité des produits et de contribuer à une meilleure valorisation du cacao togolais sur les marchés.
