A Yaoundé à quelques jours de la célébration de la Tabaski, les prix oscillent entre 80 000 et 500 000 Fcfa. Ces prix exorbitants pour la majorité des fidèles musulmans expliquent le manque de clients devant les comptoirs comme lconstate avec amertume le vendeur Daourou Abda rencontré au marché de Mvog-Ada, «c’est vraiment inquiétant. Nous sommes à quelques jours de la fête mais nous n’avons toujours pas d’affluence comme cela se passe régulièrement à la veille de chaque fête. A cette période l’année dernière, je vendais au minimum cinq moutons par jour. Actuellement, je suis à moins de deux».
Parmi les quelques clients, seuls deux ont réussi à s’acheter un mouton. Les autres sont rentrés bredouille promettant de venir plus tard. Abdoul Malick fait partie des recalés «je suis venu avec l’idée de m’acheter un mouton à 50.000 ou 60.000 Fcfa mais il est évident que je n’aurai rien aujourd’hui. Je reviendrai dans deux jours si le Seigneur me l’accorde », a-t-il déclaré.
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La situation au marché à bétail de Mvog-Ada est la même dans tous les autres points de vente de Yaoundé, notamment au marché Carrière plus connu sous l’appellation de Huitième ou encore au marché d’Etoudi, de même que celui de la Briqueterie.
Pour certains clients, la pénurie est entretenue par plusieurs grossistes dont l’objectif est d’augmenter les prix afin de se faire d’énormes bénéfices. entretemps, chaque fidèle musulman nourrit le vœu de sacrifier un bélier afin de se le partager avec des amis et connaissances selon la tradition musulmane.
