Le mariage. Un mot qui fait rêver certaines filles. Au Sénégal, difficile d’échapper à la fameuse question des parents, des tantes ou des voisins: «alors, c’est pour quand le mariage ?» Une pression bien connue.
Mais au-delà de cette impatience collective, une autre question intrigue: qu’attendent réellement les jeunes femmes de leur futur époux ? Entre amour, fidélité, respect et stabilité financière, les réponses sont loin d’être unanimes.
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Pour Awa Basse, étudiante, le plus important n’est pas le compte bancaire, mais les valeurs. Son futur mari devra partager sa religion, respecter les femmes et gagner sa vie honnêtement. À ses yeux, la richesse ne garantit ni le bonheur ni le respect, «je préfère un homme qui partage ma religion, qui respecte les femmes, qui est travailleur, digne et honnête. Je ne souhaite pas épouser un homme déjà riche, parce que, très souvent, ceux qui ont déjà tout pensent qu’ils peuvent tout se permettre.»
Néné Sangaré Diarra, elle, refuse de choisir entre le cœur et le portefeuille. Pour elle, l’homme idéal coche presque toutes les cases: fidèle, protecteur… et financièrement à l’aise, «j’aimerais avoir les deux: un homme fidèle et riche. Quand un homme t’aime réellement, il te protège, te respecte et reste fidèle. Si, en plus, il a les moyens, c’est encore mieux.»
Même son de cloche chez Raby Baldé, mais avec une nuance. Pour elle, l’argent passe après les qualités humaines. La fidélité, la communication, le respect et la protection constituent les véritables fondations d’un mariage durable, «personnellement, je préfère un homme fidèle à un homme riche. La base, c’est la communication, le respect et un homme qui te protège. Je ne dis pas que l’argent n’est pas important, mais il vient après. Beaucoup d’hommes déjà riches deviennent arrogants, infidèles ou irrespectueux. Je préfère construire avec un homme fidèle qu’avec un homme riche.»
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Au final, les avis divergent, mais un point rassemble ces jeunes femmes: le respect, la fidélité et la protection arrivent largement en tête des attentes. L’argent est apprécié, parfois souhaité, mais il ne suffit pas à faire un bon mari.
Une chose est sûre: sur ce sujet, le débat est loin d’être clos… et les commentaires risquent d’être aussi animés que les repas de famille où l’on demande encore: «c’est pour quand le mariage ?».
