Togo. Synaptic Résonances: de la chorégraphie au rythme d’impros et de visuels numériques

Synaptic Resonances, un spectacle qui mêle chorégraphie et numérique.

Le 20/10/2026 à 12h34

VidéoLa rentrée artistique à Lomé a débuté avec une résidence ambitieuse: Synaptic Resonances, un spectacle qui mêle chorégraphie et numérique. Conçu lors d’une résidence artistique à Lomé en septembre et octobre, le projet réunit un chorégraphe béninois, un conseiller artistique malgache et trois danseuses togolaises.

À Lomé, Géants Arts Togo a présenté, samedi 17 octobre, la sortie de résidence artistique d’une création née d’une coopération entre le Bénin, Madagascar et le Togo.

Sur scène du Centre culturel Brin de Chocolat de Lomé, le public est venu découvrir la sortie de résidence de «Synaptic Résonances»: trois femmes, trois corps, trois mémoires.

L’image projetée derrière elles réagit à leurs gestes pendant le spectacle. Adjaratou, danseuse, travaille pour la première fois avec ce procédé, le mapping vidéo.

Le dispositif fait dialoguer en temps réel le mouvement des interprètes avec la création sonore et visuelle.

L’équipe réunit les chorégraphes Nourou-Deen Eniola (Bénin, direction artistique) et Trema Xtrema (Madagascar, conseil artistique), autour de trois interprètes togolaises.

«C’est la première fois que je fais de la danse avec du mapping, donc c’est très nouveau et ça me fait plaisir d’avoir vécu cette expérience», Adjaratou Yerima, danseuse interprète.

Cette expérience a changé sa façon de voir la danse. «J’ai envie de continuer, de faire d’autres expériences avec le mapping", explique la danseuse interprète.

Cette création, fruit d’un travail de plusieurs pays, est dirigée par le chorégraphe béninois Nourou-Deen Eniola, avec deux artistes malgaches, Xtrema et Naly Rak. Les équipes étant éloignées, le travail s’est fait en deux temps, comme l’explique le chorégraphe.

«Cette restitution nous a demandé un mois de travail en distanciel. Lors d’une seconde résidence, physique cette fois-ci, nous avons a mis les corps en espace pour voir ce que ça donne. Cette présence physique des danseurs nous a également permis d’évaluer nos réflexions», a déclaré Nourou-Deen Eniola, directeur artistique et chorégraphe.

Parmi les spectateurs, Nicolas, jeune chorégraphe togolais qui a été associé au mapping vidéo. Pour lui, ce n’est pas un exercice facile. «J’aurais aimé qu’on ait plus de propositions de spectacle de ce genre, du mapping avec de la danse. je sais qu’une fois sur scène, ce n’est pas facile pour les artistes», explique Nicolas Bertrand kakanou, spectateur pour la circonstance.

Le travail n’est pas terminé. Selon Nourou-Deen Eniola, la pièce sera retravaillée lors d’une prochaine résidence avec le concepteur malgache du mapping, puis le son sera créé en studio. Ensuite, elle doit être diffusée, notamment au Bénin et au Burkina Faso.

Par Steve Costa Midjola
Le 20/10/2026 à 12h34