Concours international de lecture du Coran: à Rabat, le Gabon représenté par un jeune prodige

Des membres de la FM6OA Section Gabon lors de la finale du Concours international de lecture du Coran, dédiée cette année au Hadith.

Le 03/11/2026 à 11h50

VidéoLa finale du Concours international de lecture du Coran, dédiée cette année au Hadith, s’est tenue le 1er novembre à Rabat. Un événement suivi en visioconférence depuis l’Ambassade du Maroc à Libreville, où le bureau gabonais de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains a rassemblé les passionnés de la parole prophétique. Parmi les finalistes, un jeune Gabonais dont la participation, bien que infructueuse sur le plan du palmarès, symbolise la vivacité de la transmission coranique en Afrique.

Organisé sous l’égide de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, le concours international international de lecture du Coran constitue l’un des rendez-vous majeurs de la scène islamique africaine. Sa particularité cette année: la mise à l’honneur du Hadith, parole prophétique qui fonde une part essentielle de la jurisprudence islamique.

À Rabat, les récitateurs les plus talentueux du continent se sont mesurés dans une épreuve d’excellence, scrutés par un jury de spécialistes.

À Libreville, c’est dans l’enceinte de l’Ambassade du Maroc que l’événement a été suivi en direct par visioconférence, réunissant les membres du bureau local de la Fondation, les encadreurs et les familles des candidats. Une manière de faire vivre, à des milliers de kilomètres, l’esprit de cette compétition panafricaine.

Le Gabon n’avait qu’un seul représentant en finale. Son âge a de quoi surprendre: huit ans seulement. Un parcours rare, salué par son formateur, l’imam Issa Mouguengui, qui voit dans cette qualification une victoire en soi. «C’est quand même inédit pour mon poulain de huit ans d’atteindre la finale, même si j’aurais souhaité que le jury lui décerne un prix d’encouragement. Mais c’est le choix de Dieu, on n’y peut rien. Inchallah, on reviendra la saison prochaine, plus préparé.»

Car si le jeune candidat n’a pas pesé lourd dans le verdict du jury, sa présence parmi les finalistes témoigne d’une chose essentielle: la précocité et la ferveur de l’enseignement coranique au Gabon. À travers lui, c’est toute une génération de jeunes apprenants qui s’initie à la tradition prophétique avec sérieux et humilité.

Le Hadith, cœur de la formation islamique

Au-delà de la compétition, l’objectif de ce concours demeure pédagogique et spirituel. Le président du bureau gabonais de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, l’imam Rachid Mbadinga, en rappelle les finalités: «Parmi les objectifs visés par ce concours, citons celui de faire connaître la tradition du prophète Mohammed, et la place qu’occupe ce hadith au sein de la jurisprudence islamique. Il faut ajouter que le concours est une excellente opportunité offerte à la jeunesse musulmane africaine de s’imprégner de l’importance de ce hadith. C’est enfin l’occasion de remercier la fondation Mohammed VI des oulémas africains sous la houlette de Sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc.»

Ces mots résument l’ambition d’un dispositif qui, depuis des années, œuvre à l’unification et à la formation des oulémas du continent, dans un esprit d’ouverture et de transmission.

Le Maroc, un appui constant à l’Islam en Afrique

Cette finale rappelle surtout le rôle moteur du Royaume du Maroc dans la promotion de l’Islam sur le continent.

À travers la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, le Maroc investit durablement dans la formation religieuse, la préservation du patrimoine islamique et le soutien aux jeunes générations.

Le Gabon, à travers son bureau local, bénéficie pleinement de cette dynamique: encadrement des jeunes récitateurs, formation des imams, valorisation de la langue arabe et de la science du Hadith.

La participation du jeune prodige gabonais, aussi modeste soit sa performance, s’inscrit dans cette dynamique de long terme. Elle illustre la confiance placée dans les jeunes et la conviction que la transmission de la parole prophétique se construit patiemment, saison après saison.

Si le jury n’a pas retenu le candidat gabonais, l’essentiel se joue dans la ferveur d’une jeunesse qui apprend, dans la fierté d’un encadrement qui persévère, et dans la solidité d’un partenariat entre le Maroc et le reste du continent qui porte ses fruits. «Inchallah, on reviendra la saison prochaine, mieux préparé», promet l’imam Mouguengui. Une promesse qui résonne comme un engagement, et comme la plus belle des conclusions pour cette édition 2026 du concours.

Par Ismael Obiang Nze (Libreville, correspondance)
Le 03/11/2026 à 11h50