Le Ghana explore des voies de coopération énergétique renforcées avec le Nigeria afin de consolider sa position de hub électrique régional en Afrique de l’Ouest, a déclaré Richard Gyan-Mensah, ministre adjoint de l’Énergie et de la Transition verte.
Le ministre a précisé que le Ghana s’employait à développer le commerce transfrontalier d’électricité, malgré le fait que le pays exportait déjà de l’énergie vers plusieurs nations voisines.
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Le ministre adjoint de l’Énergie et de la Transition verte s’exprimait ce jeudi à l’occasion du Sommet et Salon de l’Industrie du Ghana (Ghana Industrial Summit and Exhibition) à Accra, placé sous le sous-thème: «Fournir une électricité fiable et abordable pour soutenir une croissance industrielle durable».
Le ministre a indiqué que des discussions étaient en cours pour intégrer le Nigeria aux arrangements de transport régional d’électricité prévus par le Ghana.
Il explique que le mécanisme envisagé pourrait reposer sur un échange stratégique: le Nigeria fournirait du gaz naturel au Ghana pour alimenter ses centrales électriques, et le Ghana exporterait en retour de l’électricité vers le Nigeria.
Gyan-Mensah souligne que le Ghana disposait actuellement d’une capacité de production suffisante pour couvrir la demande nationale tout en participant aux échanges énergétiques sous-régionaux, bien que de nouvelles capacités soient nécessaires pour satisfaire les besoins futurs du pays.
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Il rappelle que le ministère de l’Énergie recensait déjà des exportations d’électricité vers le Togo, le Bénin et le Burkina Faso. Par ailleurs, l’extension du réseau électrique en cours vise à soutenir de nouveaux flux d’exportation.
Le ministre a toutefois insisté sur le fait que ces exportations régionales ne se feraient pas au détriment de la sécurité énergétique nationale. Le gouvernement continue d’investir dans les infrastructures de production et de transport d’électricité afin de garantir l’approvisionnement futur du marché intérieur.
À cet égard, Gyan-Mensah a réitéré l’engagement du gouvernement à mobiliser 10 milliards de dollars d’investissements dans le secteur électrique pour répondre à l’augmentation projetée de la demande à l’horizon 2040. Ce montant s’inscrit dans le cadre du Plan directeur de production et de transport d’électricité (Generation and Transmission Master Plan) du Ghana pour la période 2025-2040.
Dans un discours lu en son nom par Edward Ekow Obeng-Kenzo, le directeur général de la Volta River Authority (VRA) a réaffirmé l’engagement de la compagnie d’État à collaborer avec le gouvernement pour garantir une fourniture d’électricité fiable et compétitive, essentielle au développement industriel.
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Il a souligné que la longue expérience de la VRA dans le secteur électrique lui avait permis de développer une expertise solide en matière de réduction des pertes en ligne, d’amélioration des normes de sécurité, d’optimisation des ressources et de qualité de service.
De son côté, Kofi Nsiah-Poku, président de l’Association des Industries du Ghana (AGI), a exhorté le gouvernement à réviser la tarification de l’électricité appliquée aux industriels. Il a averti que la hausse des coûts de l’énergie pesait lourdement sur les coûts de production et la compétitivité des entreprises.
Il a notamment précisé que la suppression des remises tarifaires dont bénéficiaient jusqu’alors certaines entreprises s’était traduite par une hausse de près de 40% de leurs factures d’électricité.
