Pour Bara Mbaye, la saison des pluies est synonyme d’arrêt total du travail. Face aux routes impraticables, il préfère immobiliser son véhicule plutôt que de risquer des pannes coûteuses.
Bara Mbaye, chauffeur de transport: «On gare nos voitures. L’hivernage est une trêve pour nous. On cesse quasiment de travailler et on passe nos journées au garage. On n’ose pas sortir à cause de l’état des routes qui sont complètement inondées. Avec nos véhicules électroniques, ce serait du suicide. Parfois, il y a même des malades qui ont besoin de nous, mais nous ne pouvons rien faire. Ce sont les difficultés que nous vivons à chaque hivernage.»
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Cheikh Niasse illustre les conséquences humaines de cette situation. Derrière les routes inondées, ce sont aussi des déplacements urgents qui deviennent impossibles, obligeant certains chauffeurs à faire des choix difficiles.
Cheikh Niasse, chauffeur, explique: «Hier, vers 23 heures, un client m’a appelé. C’était sa femme qui devait voyager, mais je ne pouvais rien faire pour elle. Certains chauffeurs augmentent le prix du transport et prennent le risque. On ne peut pas leur en vouloir parce qu’ils tiennent compte des éventuelles réparations. Mais pour moi, cela n’en vaut pas la peine. Il vaut mieux garer son véhicule que de le détruire.»
Au-delà des pertes financières, Pape Diop décrit une activité complètement désorganisée par les inondations.
Selon lui, le problème dépasse Dakar et touche plusieurs axes stratégiques où les chaussées se dégradent d’année en année.
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Pape Diop, chauffeur de transport, souligne: «L’eau de pluie nous cause énormément de tort. On ne dort plus, on ne travaille plus. Même les garages sont envahis par les eaux. Cette situation est la même un peu partout. Ceux qui vont vers Gorom, Mbeubeuss, Ndiakhirate, Diamniadio, Sébi Kotane ou encore le Km 50 disent tous la même chose».
Au rythme des intempéries, ce sont plusieurs centaines de chauffeurs qui voient leur activité tourner au ralenti. Entre véhicules immobilisés, recettes en chute libre et routes devenues impraticables, ils lancent un nouvel appel aux autorités. Car pour eux, chaque hivernage rappelle une évidence: sans routes praticables, c’est toute la chaîne du transport qui s’enlise.
