Classé aire protégée depuis le 10 octobre 2012, à l’Arboretum Raponda Walker, de 6.747 hectares, où se côtoient plus d’une centaine d’espèces arboricoles et une faune riche, dans un écrin de forêt primaire et secondaire.
Pour Joane Thérence, randonneur régulier, l’endroit est une évidence. «J’aime bien venir ici, observer la nature et pour une immersion dans la biodiversité.»
Un sentiment partagé par François Bango, pour qui la traversée du pont entre Libreville et le Cap Estérias agit comme une soupape. «Nous nous éloignons du bruit de Libreville et toute la pollution contre la nature et nous venons nous ressourcer dans cette forêt dite classée Raponda Walker.»
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Ici, chacun trouve sa façon de goûter à la forêt. Certains en famille, comme Luc Amien: «C’est pour le loisir avec ma fille, histoire de lui faire découvrir la forêt.» D’autres y ajoutent une touche d’originalité, à l’image de Romaric Xavier: «Nous venons ici pour mettre en évidence la discipline qu’on appelle le roller street pour nos randonnées. C’est une discipline qui est pratiquée sur de longues distances.»
Un terrain de jeu pour tous les profils
Avec des sentiers balisés allant de 500 mètres à 4 kilomètres, dont un circuit menant jusqu’à la plage, l’arboretum s’adapte aux envies de chacun.
Mais derrière l’évasion se cache aussi une responsabilité. Glen Jessy, le regard tourné vers la forêt , lance un avertissement teinté d’espoir: «Ici on respire l’air et chacun de nous est en contact avec la nature. C’est l’occasion de lancer un appel à la conservation de cette forêt parce qu’elle nous oxygène et contribue à notre bien-être.»
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Un appel d’autant plus pertinent que l’arboretum, qui compte 39 espèces endémiques, a frôlé la disparition sous la pression de l’urbanisation galopante de Libreville.
Aujourd’hui, entre les mains de l’Agence nationale des parcs nationaux, il renaît et s’impose comme le rendez-vous incontournable des amoureux de nature en quête d’oxygène.
