«Le songo est un jeu culturel d’origine fang. C’est une activité cérébrale qui permet aux joueurs d’avoir la maîtrise des mathématiques, notamment des probabilités», explique Arnaud Engongah, président de la Fédération Nationale du Songo (FNS). Et d’ajouter: «Bien qu’il soit fang, nous essayons d’intéresser d’autres communautés au songo.»
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Une ouverture qui porte ses fruits, car ce jeu de stratégie, pratiqué au Gabon, en Guinée équatoriale et au Cameroun, ne cesse de gagner en popularité. D’ailleurs, la FNS annonce déjà la date du lancement de son traditionnel tournoi national, prévu les 5 et 6 septembre prochains.
Mais au-delà de la compétition, c’est aussi une question de règles et d’harmonisation. Comme le souligne Jean Constand Edou, sécrétaire général de la FNS: «Lors de notre dernière mission au Cameroun, il était question de mettre en place une harmonisation des règles du jeu. Parce qu’il y a plusieurs types de jeu au songo.»
Une preuve que cette tradition, tout en restant fidèle à ses racines, s’adapte et évolue avec son temps.
Un anniversaire sobre et chaleureux à la Baie des Rois
À quelques encablures de cette effervescence culturelle, une atmosphère plus intime règne à la Baie des Rois. Ce jeudi soir, Johanna, étudiante, fête ses 30 ans avec une sobre élégance.
Entourée de ses deux sœurs, Désy et Jessica, elle a choisi de partager une pizza avant de poursuivre les réjouissances à la maison. «Ce soir, on a décidé de venir boire un verre ici, à la Baie des Rois, à La Braise précisément, et ensuite on ira partager mon gâteau d’anniversaire à la maison. Pas de boîte de nuit ce soir», confie-t-elle, sourire aux lèvres.
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Dans ce cadre convivial, Désy, fière d’être la photographe du soir, immortalise chaque instant avec son smartphone. «Je suis la photographe du jour pour immortaliser ces moments qui sont uniques», dit-elle, tandis que Jessica, rayonnante, ajoute: «Nous sommes vraiment très contentes pour elle et de savoir qu’elle est désormais grande.»
Une célébration sobre, mais chargée d’émotion et de complicité familiale.
Eden Club: l’évasion gourmande en plein cœur de la capitale
À cinq minutes de la Baie des Rois, sur le boulevard Triomphal, l’Eden Club attire ceux qui cherchent à se détendre après une journée de travail.
Avec son restaurant XL gourmand, cet établissement est devenu un repaire pour les sorteurs en quête de convivialité. Didier Oyono, venu avec ses collègues, résume l’état d’esprit des lieux: «Le cadre est parlant. Vous pouvez vous-même constater que c’est assez convivial. Notre objectif, c’est de se retrouver dans ce genre d’endroit qui permet de déstresser après une journée d’activité.»
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Aux commandes de cet écrin de détente, Hearly Nguema, célèbre animateur radio et télévision reconverti en homme d’affaires, veille à offrir une expérience sans fausse note. «Ici, pas de programme spécial vacances. Ce sont des programmes ordinaires : de la bonne bouffe, manger clean et raffiné comme à la maison. On a un menu varié : bouillon de poissons, grillades, et votre sécurité est garantie», assure-t-il.
Ainsi, Libreville après 18h se révèle dans toute sa diversité. Entre les planches de songo où s’affinent les stratèges, les dîners en famille qui célèbrent la vie, et les terrasses branchées où l’on savoure l’instant présent, la capitale gabonaise offre un visage chaleureux et vivant. Que l’on soit amateur de culture, de gastronomie ou simplement en quête de moments partagés, la nuit librevilloise a de quoi séduire tous les cœurs
